Préambule
En m’inscrivant, c’était : 24h en équipe c’est
fait, course de nuit c’est fait, raid de ouf guedin pendant 8h c’est
fait, raids vtt 100 kms c’est fait...
Avant d’essayer le marathon et les trails LD, pourquoi pas un 24h en solo, t’es plus à une connerie près ? En plus, j’ai plus un profil pour supporter les longs efforts, façon gros diesel, même si en légère surcharge pondérale et manquant de foncier cette année, j’arrive a composer avec et à peu près écouter mon corps.
Le but officiel était de me tester et découvrir un 24h solo (le but officieux, essayer de claquer un podium au nom des manouch’ car on n’était que 5 inscrits la limite pour un podium).
Avant d’essayer le marathon et les trails LD, pourquoi pas un 24h en solo, t’es plus à une connerie près ? En plus, j’ai plus un profil pour supporter les longs efforts, façon gros diesel, même si en légère surcharge pondérale et manquant de foncier cette année, j’arrive a composer avec et à peu près écouter mon corps.
Le but officiel était de me tester et découvrir un 24h solo (le but officieux, essayer de claquer un podium au nom des manouch’ car on n’était que 5 inscrits la limite pour un podium).
Vendredi 30/05/2010
La batmobile est enfin prête, mais à Px chez le
carrossier et je dois être à provins ce soir...sinon ce serait trop facile : A/R dans la journée entre voiture de loc, taxi et garage, heureusement les voitures modernes ne fatiguent pas trop et la route se fait sans pb.
Je m’arrête chez spad’zone faire coucou et le plein de barres/dosettes puis à la « maison » récupérer le lefTi et souffler un peu (mais j’y ai oublié la glacière, pas grave).
Avec tout ça, diététique hyper élaborée à base de yop, sandwich rosette et salade préparée de pâtes au thon...
J’ai toujours pas l’éclairage « magicshine », juste un avis dans la bal. Par contre la dinotte est parée avec 4 sets d’accus de 2500 à 2700 mA/h ayant suivi au moins 1 cycle de dé-/charge juste avant, donc ça va rien à craindre niveau obscurité.
Samedi 01 à Dimanche 02/05/2010
Grasse mat bien méritée et légère
glandouille
bon ben récup un colis à la poste un 1er mai, ça le fait pas trop...
sur
ce, direction buthiers.
Arrivé vers 12h, c’est un peu fouilli entre le parking et le camping où les voitures sont interdites, je retrouve l’équipage de provins.
La météo est hyper clémente, juste un peu de pluie prévue pour la nuit.
image
On sympathise et tout le monde partage ses « expériences » (y’a 2 clients sérieux dans l’affaire tout de même), je récupère le doigt et ma plaque et commence à m’habiller.
Le côté logistique n’est pas inconnu grâce à l’expérience des manouch’bullets (par contre j’ai pas repris le côté hollandais de la prépa cette fois), donc les tenus sont prêtes et accessibles, le second casque a sa dinotte et les accus sont à portée.
Les victuailles sont sous le auvent avec d’un côté les « repas » salées et de l’autre les ravitos « fenioux », je fais le plein de flotte.
image
images
images
énorme nuage de poussière, départ façon xc, je me place dans le 1er paquet… et là 2 gros soucis coup sur coup en moins de 3 kms, j’ai le peneu av qui rippe 2x en courbe avec 2 gamelles à la clef, dont une qui me prive de compteur, mais sans gravité.
J’analyse rapidement et comprends qu’avec le 69, j’avais pris de méchantes habitudes en courbe sur l’angle et en grip pas transposables au 26’’.
Je vois le 1er solo au loin, mais impossible de le raccrocher, ce mec est une machine.
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Après 2h, reprise d’un rythme plus « sain ».
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Le tracé est génial, hyper ludique, assez difficile à cause du sable hyper sec (et ça va évoluer dans le temps), 2 bugnes qui font bien mal, des singles virevoltant sur la plaque, des descentes appelant la joubert et quelques rares moments de répit.
Bref, du bon vtt où les guidons affûtés peuvent s’en sortir face aux gros mollets et où les cuisses vont bien piquer.
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images
Je me tire la bourre avec dominique « le grignu » ou dom49, olivier « cap400 » est sur une autre planète. Prochain arrêt avant la nuit pour changer de tenue et prendre l’éclairage. Je suis surpris par le fait de doubler un peu de monde...
image
J’ai environ 3 tours d’avance sur domi49 et le 1er étant vraiment au dessus, je choisi de faire ma pause de 1h à 3h. Par contre niveau pédalage ça devient rude...
Vers minuit gros coup de mou, encore un tour puis pause.
image
Dans la fatigue, sur le dernier bon coup de cul du tour (pas long mais raide progressivement et avec 3 marches à angles vifs sur le haut, monté 2 fois à pieds sur les 27), je tape la jante sur la dernière marche (la fatigue, j’ai pas soulagé l’ar et latex poreux à la longue)
Une fois en haut : pchhhhhhhhhhhhhh
Réparation éclairée par un bénévole de l’orga, je change la chambre et repars (ce sera le seul pépin, juste un coup de pompe à remettre à l’av le matin).
J’entame mon dernier tour avant le dodo, il fait très mal aux cuisses, mais c’est le jeux et puis la pause arrive à grand pas.
Dans la bugne ensablée (3/4 du tour), je croise un jeune qui le fait en duo, on cause bouffe et à force de causer, j’ai envie de bon gros biscuits apéro bien salés, heureusement plus que la montée aux marches et c’est fini.
A ce moment, quelques gouttes commencent à tomber, avec mon choix d’arrêt je vais éviter de me mouiller jat.
Tout compte fait, la pause nocturne m’évitera la pluie.
Finalement, je dois pas être totalement éveillé car j’entame le circuit en sens inverse...
Prochain arrêt programmé pour la douche et le petit dèj au jour levant. J’ai toujours le second pack d’accu dans le dos, mais la dinotte au niveau moyen tient à ma grande surprise le coup (le full power permettrai de cravacher serein avec 2 packs…).
Le terrain a bien changé car la pluie a tassé le sable, les lignes évoluent, les racines/pierres ressortent, les angles se cassent...
Encore 2 tours de nuit et l’aube arrive progressivement, c’est magique.
Peu d’humidité (on est pas à weidenthal), ni coup de froid au levé du jour, encore 1 tour que le jour s’installe et ce sera la douche.
image
J’ai rarement pris seul une aussi délicieuse douche, qui plus est avec de l’eau chaude (elle coule bien foncée, vue la poussière collée aux tibias…).
Une tenue propre et sèche enfilée je rejoins le camp des daltons pour attendre tranquillement en transat le petit dèj à 7h30, ainsi je compte repartir vers 8h.
Je regarde mon compteur et en fait c’est du sable pris sur les gamelles du 1er tour qui empêche de le clipser à fond, je nettoie ça et le remets en marche pour la fin de course (par curiosité, soit + de 85 km tout de même…).
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Il est très dur pour le moral de se remettre en selle pour encore 7h, un nouveau coup de tartinage du fondement au beurre de karité (NOK, hyper efficace en CàP et VTT) et en avant.
J’enchaîne 3 tours bien requinqué, le soleil apparaît, je quitte la veste sans manche et garde encore un peu les manchettes.
image
Après le 22ème tour, grosse pause et je m’arrête désormais quasi à chaque tour chez les daltons (situés judicieusement en bord de piste et bloc sanitaire) quelques minutes pour souffler, me requinquer, faire le plein d’eau et discuter.
Là je commence à cogiter sur mon avance, combien de temps j’ai de dispo pour un arrêt long, quand le faire, repartir pour un tour avant la cloche, en tournant à 35’ au tour peut-il me reprendre, etc... à ça le fait qu’il reste encore 4h de vélo et que domi49 roule assez bien..
C’est décidé, vers 13h je coupe jusqu’à 14h pour enchaîner 1 tour et un second pour finir après 15h mais pas trop tard histoire de ranger mes affaires...
image
image chrono
Résultat, avec un poil de fraîcheur retrouvée (merci l’alimentation et la pause) je savoure l’avant dernier tour en forçant plus et en descendant le braquet.
Sous le soleil, avec un circuit magnifique, c’est de la folie car il y a grosse baston aux avants postes du coup chacun essore la poignée.
Je me la pète grave en disant, vas-y à gauche, moi je roule depuis 26 tours.
image
La machine reprend si bien que je boucle mon tour vers 14h30, soit un temps pas trop mal après tant/temps d’efforts.
C’est génial de faire tant d’efforts et lâcher les chevaux sur la fin.
Je remercie au passage chaque bénévole aux carrefours car cette fois, c’est terminé !!
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Ca c’est fait...et 2ème marche du podium pour Manouch’bullet.
Les daltons finissent 3ème après une sévère baston dans les derniers tours, comme quoi même après 24h, la dernière heure est toujours de folie...
Petite collation, douche chaude et tenue civile.
Je suis en train de démonter ma tente quand « manouch bullet » retenti à la sono.
Je me faufile et récupère mon prix avec une charmante bise (pas d’attrape poussière, mais 20€ chez cycle jaky et un joli sac à dos et une bouteille de gatinaise, bière locale).
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Les solos se saluent chaleureusement, car nous savons ce que cela représente.
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Enfin, je m’offre ma première bière du WE, celle après le sport « à la delerm », lourde d’attente et d’envie...
Le déchargement et les 3étages à gravir 3x sont un véritable calvaire...
Je m’écroule enfin, fatigué mais pas autant cassé qu’imaginé.
Arrivé vers 12h, c’est un peu fouilli entre le parking et le camping où les voitures sont interdites, je retrouve l’équipage de provins.
La météo est hyper clémente, juste un peu de pluie prévue pour la nuit.
13h
montage du campement (ma tente « surly ») avec les autres solos dans un coin réservé.image
On sympathise et tout le monde partage ses « expériences » (y’a 2 clients sérieux dans l’affaire tout de même), je récupère le doigt et ma plaque et commence à m’habiller.
Le côté logistique n’est pas inconnu grâce à l’expérience des manouch’bullets (par contre j’ai pas repris le côté hollandais de la prépa cette fois), donc les tenus sont prêtes et accessibles, le second casque a sa dinotte et les accus sont à portée.
Les victuailles sont sous le auvent avec d’un côté les « repas » salées et de l’autre les ravitos « fenioux », je fais le plein de flotte.
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14h30
ça commence à s’activer => 14h45 on descend au parking pour un briefing et une mini boucle « d’étirement » pour éviter la cohut au passage chrono (un doigt à passer dans un boîtier, comme en ardèche).images
15h
4,3,2,1 YYYYAAAAAAAAARRGLLAAAAAAAAHHimages
énorme nuage de poussière, départ façon xc, je me place dans le 1er paquet… et là 2 gros soucis coup sur coup en moins de 3 kms, j’ai le peneu av qui rippe 2x en courbe avec 2 gamelles à la clef, dont une qui me prive de compteur, mais sans gravité.
J’analyse rapidement et comprends qu’avec le 69, j’avais pris de méchantes habitudes en courbe sur l’angle et en grip pas transposables au 26’’.
Je vois le 1er solo au loin, mais impossible de le raccrocher, ce mec est une machine.
image
Après 2h, reprise d’un rythme plus « sain ».
image
Le tracé est génial, hyper ludique, assez difficile à cause du sable hyper sec (et ça va évoluer dans le temps), 2 bugnes qui font bien mal, des singles virevoltant sur la plaque, des descentes appelant la joubert et quelques rares moments de répit.
Bref, du bon vtt où les guidons affûtés peuvent s’en sortir face aux gros mollets et où les cuisses vont bien piquer.
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19h
1er arrêt, repas salade pâtes rapide, je me base sur une collation par heure et une pause toute les 2h => merci à anthony pour ses conseils (et à la leçon prise en ardèche sur l’alimentation).images
Je me tire la bourre avec dominique « le grignu » ou dom49, olivier « cap400 » est sur une autre planète. Prochain arrêt avant la nuit pour changer de tenue et prendre l’éclairage. Je suis surpris par le fait de doubler un peu de monde...
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21h
La nuit commence à tomber, je n’aime pas rouler entre chien et loup (en voiture ou vélo) car il n’y a pas assez de contraste entre l’éclairage et l’ambiant. J’ai un poil d’avance sur dom49, à voir sur la stratégie des arrêts de chacun.22h
1er tour dans le noir, assez difficile car les repères sont différents et les traces roulables ont bien évolué avec l’érosion... J’ai l’impression d’avoir un « glissement » entre ma vision, mon guidon et le terrain. Il faut revoir la pilotage en conséquence.23h
Ca y est la course est lancée, beaucoup moins de monde en piste, les organismes sont mis à mal. Merci la dinotte qui permet de rouler sans trop de fatigue oculaire.J’ai environ 3 tours d’avance sur domi49 et le 1er étant vraiment au dessus, je choisi de faire ma pause de 1h à 3h. Par contre niveau pédalage ça devient rude...
Vers minuit gros coup de mou, encore un tour puis pause.
image
Dans la fatigue, sur le dernier bon coup de cul du tour (pas long mais raide progressivement et avec 3 marches à angles vifs sur le haut, monté 2 fois à pieds sur les 27), je tape la jante sur la dernière marche (la fatigue, j’ai pas soulagé l’ar et latex poreux à la longue)
Une fois en haut : pchhhhhhhhhhhhhh
Réparation éclairée par un bénévole de l’orga, je change la chambre et repars (ce sera le seul pépin, juste un coup de pompe à remettre à l’av le matin).
J’entame mon dernier tour avant le dodo, il fait très mal aux cuisses, mais c’est le jeux et puis la pause arrive à grand pas.
Dans la bugne ensablée (3/4 du tour), je croise un jeune qui le fait en duo, on cause bouffe et à force de causer, j’ai envie de bon gros biscuits apéro bien salés, heureusement plus que la montée aux marches et c’est fini.
A ce moment, quelques gouttes commencent à tomber, avec mon choix d’arrêt je vais éviter de me mouiller jat.
1h
Je quitte la selle, rehuile la chaîne, mange comme un goret et finalement choisi de ne repartir qu’à 4h. je vire mes fringues humides sauf corsaire et m’écroule mais impossible de m’endormir car énervé (adrénaline ?) et surtout des malins qui hurlent aux copains pour les prévenir lors des relais.Tout compte fait, la pause nocturne m’évitera la pluie.
4h
Je suis éveillé avant que le réveil sonne, petit encas léger (banane), tenue sèche en haut et c’est reparti.Finalement, je dois pas être totalement éveillé car j’entame le circuit en sens inverse...
Prochain arrêt programmé pour la douche et le petit dèj au jour levant. J’ai toujours le second pack d’accu dans le dos, mais la dinotte au niveau moyen tient à ma grande surprise le coup (le full power permettrai de cravacher serein avec 2 packs…).
Le terrain a bien changé car la pluie a tassé le sable, les lignes évoluent, les racines/pierres ressortent, les angles se cassent...
Encore 2 tours de nuit et l’aube arrive progressivement, c’est magique.
Peu d’humidité (on est pas à weidenthal), ni coup de froid au levé du jour, encore 1 tour que le jour s’installe et ce sera la douche.
image
6h
Le jour arrive, je commence a avoir les crocs, renseignement pris c’est « à partir de 7h15 », OK je boucle le tour vers 6h30... Je laisse le vélo, l’éclairage et la tenue mi-chaude et file sous la douche.J’ai rarement pris seul une aussi délicieuse douche, qui plus est avec de l’eau chaude (elle coule bien foncée, vue la poussière collée aux tibias…).
Une tenue propre et sèche enfilée je rejoins le camp des daltons pour attendre tranquillement en transat le petit dèj à 7h30, ainsi je compte repartir vers 8h.
7h30
petit déjeuné bien revigorant avec didier des daltons, on commence à très bien lire la fatigue sur les visages. Je me fais peur avec un rapide calcul : en repartant à 8h, il me reste encore 7h de course, soit un bon gros raid ou 2 bonnes randos à enchaîner.Je regarde mon compteur et en fait c’est du sable pris sur les gamelles du 1er tour qui empêche de le clipser à fond, je nettoie ça et le remets en marche pour la fin de course (par curiosité, soit + de 85 km tout de même…).
image
8h
Il faut y retourner et là après la douche et le repas + repos, j’avais un peu « décompressé ».Il est très dur pour le moral de se remettre en selle pour encore 7h, un nouveau coup de tartinage du fondement au beurre de karité (NOK, hyper efficace en CàP et VTT) et en avant.
J’enchaîne 3 tours bien requinqué, le soleil apparaît, je quitte la veste sans manche et garde encore un peu les manchettes.
image
Après le 22ème tour, grosse pause et je m’arrête désormais quasi à chaque tour chez les daltons (situés judicieusement en bord de piste et bloc sanitaire) quelques minutes pour souffler, me requinquer, faire le plein d’eau et discuter.
Là je commence à cogiter sur mon avance, combien de temps j’ai de dispo pour un arrêt long, quand le faire, repartir pour un tour avant la cloche, en tournant à 35’ au tour peut-il me reprendre, etc... à ça le fait qu’il reste encore 4h de vélo et que domi49 roule assez bien..
C’est décidé, vers 13h je coupe jusqu’à 14h pour enchaîner 1 tour et un second pour finir après 15h mais pas trop tard histoire de ranger mes affaires...
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13h
allez dernière grosse pause au soleil, je m’empiffre de salé (chipster, salade thon, puis riz au lait, puis chipster, puis coca et enfin banane) et savoure le repos avec les daltons qui cravache entre la 2nde et 3ème marche du podium.image chrono
13h55
Injection d’une barre « amande » et d’une dosette car là c’est bientôt la fin et on va essayer d’envoyer un peu (j’aime bien avoir juste un peu de jus pour finir comme un goret quand je peux).Résultat, avec un poil de fraîcheur retrouvée (merci l’alimentation et la pause) je savoure l’avant dernier tour en forçant plus et en descendant le braquet.
Sous le soleil, avec un circuit magnifique, c’est de la folie car il y a grosse baston aux avants postes du coup chacun essore la poignée.
Je me la pète grave en disant, vas-y à gauche, moi je roule depuis 26 tours.
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La machine reprend si bien que je boucle mon tour vers 14h30, soit un temps pas trop mal après tant/temps d’efforts.
14h30
Ayé le voilà LE dernier, un petit gel, un gros coup de flotte et passage en mode labrador où je donne tout en savourant chaque courbe, chaque marche, chaque coup de cul appris par cœur...C’est génial de faire tant d’efforts et lâcher les chevaux sur la fin.
Je remercie au passage chaque bénévole aux carrefours car cette fois, c’est terminé !!
image
15h06
Dernier bip, photo finish, 27 tours au compteur (objectif fixé à 25 à 4h du mat’), quasi 19h de selle, +250 kms parcourus d’après l’orga.Ca c’est fait...et 2ème marche du podium pour Manouch’bullet.
Les daltons finissent 3ème après une sévère baston dans les derniers tours, comme quoi même après 24h, la dernière heure est toujours de folie...
Petite collation, douche chaude et tenue civile.
Je suis en train de démonter ma tente quand « manouch bullet » retenti à la sono.
Je me faufile et récupère mon prix avec une charmante bise (pas d’attrape poussière, mais 20€ chez cycle jaky et un joli sac à dos et une bouteille de gatinaise, bière locale).
image
Les solos se saluent chaleureusement, car nous savons ce que cela représente.
image
Enfin, je m’offre ma première bière du WE, celle après le sport « à la delerm », lourde d’attente et d’envie...
Retour
Il m’est très difficile de redescendre chercher la batmobile et de la charger, je suis fatigué comme après une grosse teuf avec en plus la fatigue musculaire. C’est olivier un dalton qui va me reconduire jusqu’à moins de 10kms de la maison.Le déchargement et les 3étages à gravir 3x sont un véritable calvaire...
Je m’écroule enfin, fatigué mais pas autant cassé qu’imaginé.
Bilan en Vrac
niveau alimentation
Je passe sur les jours précédents un peu trop R’n’R et sans faire le « plein de glucides »... on fait mieux mais c’est ça aussi la touche manouch’.Que de l’eau du robinet dans le camel et des barres et gels raid « fenioux » (digestes, ph neutre pour les gels, celui goût salé est affreux, anti crampe efficace, effets assez rapides) et 2 compotes.
Bref les barres céréales amandes en paquet à l’hyper du coin c’est bon pour la rando... Sur les événements sérieux ce sera si possible alim spécifique de l’effort et encore j’arrive pas à trouver une bonne boisson qui explose pas le bide.
A côté du coca, de l’eau, des chipsters, quelques tagadas, 2 bananes, du riz au lait, sandwichs saucisson, salades préparées pâtes thon/maïs jambon, bref rien d’hyper transcendant, j’ai pas eu le temps de me faire de la quinoa/épeautre/lentilles à cause de l’A/R batmobile mais c’est passé (de plus j’ai quelques réserves…).
Bref quasi pas de fringale, juste 2 coups de mous que j’estime normaux et un moment où j’ai ressenti un gros coup de boost, celui qui a allumé le voyant « hypo à venir, alerte »...
Voyant éteint de suite par une barre et une collation aux stands.
Une bonne connaissance et écoute de son corps est un sacré atout, reste à le connaître avant pour éviter le « learn the hard way ».
matos
pas de pépins sur le LefTi à part mon erreur en sous gonflage
et l’attaque un peu trop franche du début, il faut dire que le terrain
était sec, la mécanique neuve et j’ai évité la pluie.
La dinotte seule fut parfaite et ceci avec un seul jeu d’accus utilisé.
Pour les vêtements, vu le climat très conciliant et ma constitution, ce fut corsaire, maillots MC et manchettes + veste sans manche en tenue mi chaude (avec un maillot de corps coupe vent sans manche en plus en 1ère épaisseur à la reprise de 4h, d’ailleurs j’ai fait sauté une couche après 20’ car trop chaud).
Je n’ai pas ressenti le froid lié à la fatigue, sans doute grâce à l’effort permanent et aux coupures suivies d’une tenue sèche.
douleurs
Le vélo chaussé en gros 2.25 + C4 latex, malgré la tige thomson en 31.6 fut incroyablement agréable malgré les heures qui défilaient, à mon avis les conditions idéales pour tirer parti d’un cadre en Ti. Merci aussi la crème NOK appliquée après chaque changement de tenue.Niveau genoux, j’avais de l’appréhension car chaussures neuves + cales neuves, mais de bons réglages (longs à trouver car j’y ai prêter attention) et le confort des mavics n’ont pas posé problème.
Juste les genoux chauds dans la voiture au retour (position pliée statique, sensations proches des lundis de la grande époque sanglier singlespeed en périgord…).
A la fin, après la douche et à froid, épaules endolories comme après les mont d’arrées non finis avec le parkpre et jambes un peu raides. Je pensais finir largement plus cassé que ça, bien sur ce matin ce fût un peu difficile mais beaucoup moins qu’imaginé.
Merci encore à l’organisation sans faille, au petit dèj réparateur, au suivi oueb en direct, au tracé faisant honneur au vtt (je pense que tous ont apprécié, sévère mais juste).
Et une mention spéciale aux bénévoles qui ont aussi passé 24h à faire les poireaux à tous les carrefours, à nous pointer à mi-parcours avec toujours un petit mot d’encouragement qui réchauffe et permet de retrouver du jus pour aller au bout !
J’ai encore une fois découvert et été surpris par les réactions de mon corps, et la machine humaine est stupéfiante.
Refaire des 24h, assurément !
En solo, c’est un truc à essayer, mais l’ambiance d’une équipe ça fait aussi pour moi l’attrait premier d’un 24h...
Quelques Chiffres
Classement
Place | Equipe | Cat. | Nb tours | Dernier tour |
---|---|---|---|---|
1 | CAP 400 | 1H | 32 | 14:11:13 |
2 | Manouch Bullet | 1H | 27 | 15:06:34 |
3 | Le Crignu | 1H | 22 | 14:02:22 |
4 | Fabrice95 | 1H | 17 | 15:03:46 |
5 | SOLO | 1H | 8 | 22:31:43 |
Nom |
|||||||||||||
Categorie |
|||||||||||||
|
|||||||||||||
Nombre de tours |
|||||||||||||
Dernier passage |
|||||||||||||
Temps Dernier tour |
Statistiques
|
temps |
vitesse |
distance |
Dernier Tour |
00:38:57 |
14,634 km/h |
|
Meilleur Tour |
00:30:52 |
18,467 km/h |
|
Moins bon Tour |
03:57:49 |
2,397 km/h |
|
Moyenne |
00:55:00 |
10,364 km/h |
|
Total |
24:07:34 |
10,433 km/h |
251.7 km |

